Une pratique agroécologique et paysanne

pratiqueAgricolePaysanne1Nous pratiquons une agriculture écologique et paysanne, économe en ressources et respectueuse des écosystèmes. Nous défendons la souveraineté alimentaire, la justice sociale et la préservation des savoirs paysans.

En phase avec les pratiques diversifiées de l’agroécologie, nous mettons en œuvre une agriculture nourricière, respectueuse des hommes, de la nature et de ses cycles, des écosystèmes, de la vie des sols et de la biodiversité. Ainsi, les activités de production de la coopérative s’étendront progressivement à l’agriculture, à l’élevage et à la transformation, de manière à créer des synergies positives de nature cyclique entre ces différentes activités, et à minimiser tant que possible la production de déchets et le recours aux intrants.

Fondée sur un ensemble cohérent de principes, l’agroécologie est une science à l’interface entre savoirs savants et savoirs locaux, de terrain. Nous nous en inspirons au quotidien pour améliorer et mettre au point nos propres pratiques.
L’agroécologie est également un mouvement social auquel nous nous rattachons qui, tout comme le mouvement paysan, prend appui sur le principe de souveraineté alimentaire. Cette dernière, qui se fonde sur le droit des peuples à décider de ce qu’ils mangent, implique selon nous de se diriger vers une gouvernance des systèmes alimentaires associant étroitement les producteurs et les mangeurs.

L’agroécologie et l’agriculture paysanne dont nous nous revendiquons constituent des réponses à la crise systémique mondiale, dans la mesure notamment où elles contribuent au découplage entre les prix du pétrole et de la nourriture.

En tant que coopérative, nous participons au mouvement de repaysannisation observable actuellement en Europe comme ailleurs dans le monde. Comme les paysans, nous luttons pour l’autonomie et le progrès en milieu économique hostile via des stratégies d’adaptation et d’innovation. Pour ce faire, nous poussons aussi loin que possible la logique d’autonomisation des marchés globaux auto-régulés, en faisant alliance avec les mangeurs via les circuits courts, et en (co-)construisant de nouvelles manières de faire, de nouveaux savoirs, de nouvelles solidarités avec les acteurs du territoire. De nouveaux systèmes alimentaires, plus locaux, écologiques et démocratiques, sont en cours d’invention : les Compagnons de la terre y prennent part, avec conviction et inventivité.